Résumé public du daf
Daf 88Yoma
Le passage part d’un indice sur la relation entre ne‘ila et ‘arvit : si l’on doit encore dire la havdala dans « ata ḥonen », c’est que ne‘ila ne dispense pas forcément de la prière du soir. Une baraita relie cette question au cas du ba‘al keri à Yom Kippour : selon les Tannaïm, le moment où il peut s’immerger dépend de la place de ne‘ila, de jour ou de nuit. Une contradiction entre deux baraitot au nom de Rabbi Yosse est résolue en distinguant s’il a déjà prié ne‘ila ou non. La Guemara examine ensuite le principe de tevila bizmana mitsva, à travers d’autres cas d’impureté et celui du Nom divin écrit sur la chair, puis distingue Rabbi Yosse de Rabbi Yosse bar Yehouda. Enfin, le daf se conclut par des enseignements agadiques sur une émission séminale survenue à Yom Kippour.
Les points à retenir
- Le statut de ne‘ila comme prière de jour ou de nuit influe sur la question de savoir si elle dispense de ‘arvit.
- Pour le ba‘al keri, les permissions d’immersion à Yom Kippour dépendent à la fois du besoin de prier et du débat sur tevila bizmana mitsva.
- La contradiction entre deux enseignements attribués à Rabbi Yosse est résolue d’abord par le contexte de ne‘ila, puis par l’identification d’un texte à Rabbi Yosse bar Yehouda.
- La fin du passage rassemble plusieurs lectures agadiques d’un keri à Yom Kippour : inquiétude initiale, puis possible signe de miséricorde, de longévité et de part au monde à venir.