Résumé public du daf
Daf 11Zevakhim
Le daf ouvre sur l’entrée du sang dans le Sanctuaire : les Sages jugent que l’asham n’est pas invalidé, non par simple raisonnement analogique, mais d’après l’expression « dont le sang », qui limite cette invalidation au ḥatat. La guemara précise aussi, contre Rabbi Eliezer, que la chair du ḥatat n’est pas touchée par cette règle. Puis elle relit le verset qui rapproche minḥa, ḥatat et asham : pour les Sages, il fonde la différence entre minḥat ḥote et minḥa volontaire offertes shelo lishman ; pour Rabbi Eliezer, il sert surtout à définir le geste de la qemitsa à la main ou avec un keli. Viennent ensuite Yosef ben Ḥoni, Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshua sur des sacrifices offerts au nom du Pessaḥ ou du ḥatat. Sur 11b, Shimon, frère d’Azarya, distingue intention vers une sainteté supérieure ou inférieure. Enfin, la michna traite du Pessaḥ abattu le matin du 14 nissan et de l’interprétation de bein ha’arbayim selon Ben Beteira.
Les points à retenir
- L’expression biblique « dont le sang » sert à limiter l’invalidation par entrée dans le Sanctuaire au ḥatat, et non à tous les qorbanot.
- Le rapprochement entre minḥa, ḥatat et asham est lu différemment : pour certains au sujet de shelo lishmah, pour Rabbi Shimon au sujet de la qemitsa à la main droite ou avec un keli.
- Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshua débattent longuement du statut d’autres sacrifices abattus leshem Pessaḥ au moment du Pessaḥ, avec plusieurs raisonnements et réfutations.
- Shimon, frère d’Azarya, introduit une échelle de sainteté : viser une sainteté plus haute ne disqualifie pas, viser une sainteté plus basse disqualifie.