Résumé public du daf
Daf 2Zevakhim
La michna pose la règle de base : un korban abattu shelo lishmah reste généralement valide, mais n’acquitte pas l’obligation de son propriétaire. Deux exceptions sont données : le Pessaḥ, invalide seulement en son temps s’il est offert avec une mauvaise intention, et le ḥatat, invalide en tout temps ; Rabbi Eliezer y ajoute l’asham. D’autres avis discutent soit l’orientation vers Pessaḥ ou ḥatat, soit l’écart entre qodshei qodashim et qodashim qalim. La guemara lit précisément le mot « ella » : le seul défaut est l’absence d’acquittement, non une perte de sainteté ; les rites suivants doivent donc encore être faits correctement, comme l’enseigne Rava. Puis elle examine le cas du stam : pour les sacrifices, une action sans intention explicite vaut lishmah, car le korban est déjà destiné à son type ; pour le guet, non. Plusieurs preuves sont testées, puis la preuve retenue vient de la michna des six intentions et de la condition du beit din.
Les points à retenir
- Dans la michna, shelo lishmah n’annule pas en général le korban lui-même, mais l’empêche d’acquitter son propriétaire ; Pessaḥ et ḥatat font exception, avec des nuances précises.
- Le mot « ella » enseigne que la déficience est limitée : la qédoucha du korban demeure, et l’on ne peut pas poursuivre les autres avodot avec une mauvaise intention.
- Rava distingue le stam des sacrifices du stam d’un guet : un korban ordinaire est présumé destiné à son propre type, tandis qu’une femme mariée n’est pas présumée destinée au divorce.
- La guemara propose puis écarte plusieurs preuves sur le stam, avant d’aboutir à la michna des six intentions : si le beit din recommande de ne pas verbaliser l’intention, c’est bien qu’un abattage stam reste valable.