Résumé public du daf
Daf 27Zevakhim
Le daf commence par distinguer deux types de pensée au moment du sacrifice : une pensée de ḥouts limqomo disqualifie sans faire piggul, tandis qu’une pensée de ḥouts lizmano peut créer un véritable piggul avec karet. La guemara examine alors le cas d’une pensée de zeriqa « demain » au mauvais endroit : Mar Zutra explique qu’une pensée ne rend piggul que si elle porte sur une zeriqa qui autoriserait la viande à être consommée. S’ouvrent ensuite plusieurs lectures de la mishna par Shmuel, Reish Lakish et Rabbi Yoḥanan sur le sang mis au mauvais endroit, la kappara qu’il produit ou non, et la possibilité de le recueillir à nouveau. Sur 27b, la discussion s’élargit à la règle de ce qui, monté sur l’autel, ne redescend pas, puis au pouvoir sanctifiant de l’autel intérieur. Le daf se termine par une mishna sur les pensées de dehors et de lendemain.
Les points à retenir
- Une pensée de ḥouts lizmano ne suffit pas à créer piggul si l’acte visé n’est pas une zeriqa qui rendrait effectivement la viande permise.
- Reish Lakish et Rabbi Yoḥanan lisent différemment la mishna sur le sang mis au mauvais endroit : l’un distingue silence et intention formulée, l’autre distingue surtout la possibilité matérielle de refaire la zeriqa.
- La question de savoir si l’on peut recueillir un sang mal appliqué dépend de la manière dont on comprend son statut : sang encore récupérable ou sang déjà absorbé par l’autel.
- La baraita sur « ha‘ola » établit que beaucoup de psoulim survenus dans le cadre du service restent sur l’autel s’ils y sont montés, contrairement à des invalidités antérieures à la consécration cultuelle.