Résumé public du daf
Daf 5Zevakhim
Le daf clarifie le statut d’un korban offert shelo lishmah : il peut rester valide sans pour autant acquitter son propriétaire. L’ouverture articule deux versets : « Zot haTorah » lie les sacrifices au shelamim pour exiger l’intention juste, tandis que « motza sefatekha » enseigne qu’en cas d’erreur l’offrande est reçue, mais non acquittante. Reish Lakish objecte surtout pour l’asham, que Rabbi Elazar ne parvient pas à justifier par le cas d’une yoledet morte. Abaye propose d’abord d’exclure spécialement la hattat, puis d’étendre aux autres sacrifices ; plusieurs preuves logiques sont discutées et rejetées. Rava établit finalement l’asham par juxtaposition avec le shelamim. Le second amoud précise la portée de « hu asham », examine l’asham envoyé paître, puis ouvre un débat sur les sacrifices après décès : expient-ils pour les héritiers, et ceux-ci acquièrent-ils l’offrande ?
Les points à retenir
- Deux versets sont combinés : « Zot haTorah » fonde l’exigence de lishmah, et « motza sefatekha » enseigne qu’un korban peut rester valable sans faire sortir son propriétaire de son obligation.
- La difficulté centrale de Reish Lakish porte sur l’asham : puisqu’il n’est pas offert après la mort du propriétaire comme l’olah de la yoledet, pourquoi serait-il encore sacrifiable s’il a été offert shelo lishmah ?
- Abaye distingue nettement la hattat des autres sacrifices grâce à « ve-shaḥat ota le-ḥatat » : la hattat seule est invalidée par le shelo lishmah ; les autres restent valables mais non meratzeh.
- Sur 5b, « hu asham » n’invalide pas l’asham offert shelo lishmah, car cette formule apparaît après la combustion des eimurim ; en fin de daf, la Guemara discute la place des héritiers dans les sacrifices laissés par le défunt.