Résumé public du daf
Daf 72Zevakhim
Le daf commence par montrer pourquoi deux michnayot sont nécessaires: celle d’Avoda Zara et celle de Zevaḥim. Chacune empêche une distinction fautive, soit en faveur d’un mélange profane, soit en faveur des qodashim pour éviter une perte du Temple. La Guemara demande ensuite pourquoi l’animal interdit n’est pas annulé dans le rov. Répondre que les animaux sont importants parce qu’on les compte ne suffit pas, car cela dépend d’une mahloket sur la formule «davar she-darko limanot». La preuve vient de la michna d’Orla: Rabbi Meïr interdit totalement un mélange de bottes de fenugrec de kil’ei hakerem, tandis que les Hakhamim admettent le bitoul à 201. Puis sont listés six, ou sept selon Rabbi Aqiva, objets importants; enfin, Rabbi Yoḥanan, Reish Laqish et Rav Pappa précisent le cadre de cette règle.
Les points à retenir
- La Guemara justifie la présence de deux michnayot parallèles: sans l’une, on aurait pu être indulgent soit pour des animaux profanes, soit pour des offrandes.
- La question centrale est celle du bitoul be-rov: pourquoi un animal interdit mélangé à d’autres animaux ne s’annulerait-il pas dans la majorité?
- La réponse dépend du statut d’un davar she-darko limanot: Rabbi Meïr et les Hakhamim discutent déjà de cette importance dans la michna d’Orla.
- Sur 72b, la mahloket entre Rabbi Yoḥanan et Reish Laqish sur la formulation exacte de la règle détermine si des animaux entrent naturellement dans cette catégorie.