Résumé public du daf
Daf 71Zevakhim
Le daf poursuit la michna sur les ta‘arovot : un korban peut se mêler à des animaux disqualifiés, comme un taureau meurtrier établi seulement par un témoin ou par l’aveu du propriétaire, un animal voué à l’idolâtrie, un etnan zonah ou un meḥir kelev. Il ajoute le cas d’un kilayim, d’une tereifa ou d’un yotse dofen : on les laisse paître jusqu’au défaut, on les vend, puis on remplace selon la valeur du plus beau. La michna distingue encore le mélange avec des animaux profanes sans défaut, avec des korbanot du même type, d’un type différent, ou avec bekhor et ma‘asser. La Guemara demande pourquoi dire « même un parmi dix mille », puis compare notre michna à Temoura : l’une enseigne l’interdit jusqu’au profit du hedyot, l’autre la disqualification du mizbe’aḥ « en n’importe quelle quantité », avant une nouvelle difficulté depuis Avoda Zara.
Les points à retenir
- Quand un korban se mélange à certains animaux impropres au sacrifice, la solution fréquente est : paître jusqu’au défaut, vendre, puis apporter un remplacement évalué selon l’animal de meilleure qualité du lot.
- La michna distingue soigneusement plusieurs cas : mélange avec du ḥoulin apte au sacrifice, avec des korbanot du même type, avec des korbanot d’un autre type, ou encore avec bekhor et ma‘asser behema.
- La formule « même un parmi dix mille » vise à montrer que certains interdits très graves, comme la ḥattat vouée à mourir ou le taureau condamné à la lapidation, ne s’annulent pas dans un grand mélange.
- La Guemara justifie la coexistence de deux mishnayot parallèles : ici, on apprend aussi l’interdiction de profit pour le hedyot ; dans Temoura, on apprend explicitement la mesure de « n’importe quelle quantité ».