Résumé public du daf
Daf 95Zevakhim
Le daf poursuit d’abord le cas d’un vêtement aspergé par le sang du ḥatat devenu impur hors de l’Azara : un petit morceau n’est impur que par décret rabbinique, de peur qu’on ne le déchire pas assez. La Guemara précise ensuite les ustensiles : le kli ḥeres est perforé pour perdre sa toum’a, puis brisé dans la cour, car il garde encore un certain statut d’ustensile ; le récipient de cuivre, lui, devra recevoir merika u-shetifa s’il est refaçonné. Reish Laqish enseigne qu’on ne déchire pas le méïl du Kohen Gadol, à cause de « il ne sera pas déchiré », mais qu’on l’introduit morceau par morceau ; malgré l’objection sur les vêtements épais, les fragments gardent l’importance du vêtement d’origine. Le daf traite enfin des sept produits de lavage, du statut d’un irouy, d’un doute sur le four en terre cuite, puis du récit du four enduit de graisse.
Les points à retenir
- Un trou peut enlever l’impureté d’un kli ḥeres sans lui retirer tout statut d’ustensile ; c’est pourquoi il doit encore être brisé dans l’Azara.
- Le méïl du Kohen Gadol n’est pas déchiré malgré son impureté : on le fait entrer par portions inférieures à la mesure minimale, à cause du verset « il ne sera pas déchiré ».
- Le lavage du sang de ḥatat exige les sept substances abrasives ; le problème de l’urine au Temple est résolu par son absorption dans de la salive fade accompagnant chaque substance.
- Le daf distingue fortement terre cuite et métal pour l’absorption et la purge des goûts, jusque dans la discussion sur le four graissé et sur les pots avant Pessaḥ.