Résumé public du daf
Daf 26Arakhin
Le daf poursuit l’analyse du champ ancestral consacré. D’abord, la Guemara précise pourquoi Rabbi Yehouda et Rabbi Shimon ne tirent pas la règle de la même source: Rabbi Shimon préfère rapprocher un bien donné aux kohanim d’un autre bien donné aux kohanim, et non d’un bien de bedek ha-bayit. Elle cherche ensuite la raison de Rabbi Eliezer, selon qui les kohanim ne prennent pas le champ au Yovel tant qu’un autre ne l’a pas racheté. Plusieurs lectures des versets sont proposées autour de « lo yigga’el od » et de « la-asher kana-hu me’ito », jusqu’à la conclusion de Rava fondée sur « be-tzeto ba-yovel ». Sur 26b, un safek examine si, au second cycle, le propriétaire qui rachète est comme « un autre ». Enfin, la michna traite du fils qui a acheté le champ de son père, avec la mahloket entre Rabbi Meir et Rabbi Yehouda-Rabbi Shimon, puis la Guemara évoque kinyan peirot.
Les points à retenir
- Selon la conclusion de Rava, Rabbi Eliezer lit « quand il sort au Yovel » comme exigeant une sortie de la possession d’un autre: sans rachat par un tiers, le champ ne passe pas aux kohanim.
- Le mot « od » n’interdit pas tout rachat au propriétaire: il empêche seulement un rachat qui rétablirait le statut initial de sadeh ahuza; le rachat peut valoir comme sadeh mikna.
- Le verset « la-asher kana-hu me’ito » sert au cas où un kohen a reçu le champ, l’a vendu, puis l’acheteur l’a consacré: au Yovel, le retour se fait vers le kohen vendeur, non vers le propriétaire ancestral initial.
- Dans la michna, si le fils consacre après la mort du père, le champ est un sadeh ahuza selon tous; s’il le consacre avant la mort du père, Rabbi Meir le traite comme un sadeh mikna, tandis que Rabbi Yehouda et Rabbi Shimon le traitent déjà comme un sadeh ahuza.