Résumé public du daf
Daf 65Avoda Zara
Le daf s’ouvre sur le cas d’un cadeau remis à un non-Juif le jour de sa fête : Rav Yehouda le permet pour Avidarna, qu’il sait non idolâtre, tandis que Rav Yossef objecte à partir du statut de ger toshav. Rav Yehouda distingue entre simple absence d’idolâtrie et acceptation formelle requise pour le soutenir. Vient ensuite le récit de Rava chez bar Sheshakh, où le luxe présent est opposé à la liberté du monde futur. La guemara examine alors le salaire d’un ouvrier ou le loyer d’un âne liés au yayin nesekh : tout dépend si le travail interdit est fondu dans une tâche unique ou séparé, et si la charge ajoutée entrait dans le contrat. Enfin, la michna traite du goût transmis par le vin de libation : raisins rincés ou interdits, goût bénéfique ou détériorant, puis cas du blé, comparable à des raisins fendus.
Les points à retenir
- Rav Yehouda distingue le non-Juif non idolâtre du ger toshav formel : la reconnaissance devant trois ḥaverim concerne ici l’obligation de le soutenir.
- Pour un salaire, la différence décisive est entre une mission globale payée en bloc et des tâches payées séparément : un tonneau interdit peut alors contaminer tout le salaire ou non.
- Dans la location d’un âne, une charge accessoire déjà incluse dans l’usage normal n’interdit pas forcément le loyer si elle ne modifie pas le prix convenu.
- La michna formule le principe du noten taam : un goût interdit qui améliore interdit, tandis qu’un goût qui détériore laisse le mélange permis.