Résumé public du daf
Daf 116Baba Batra
Le daf s’ouvre sur la réfutation d’un qal vaḥomer tsedouki au sujet de l’héritage des filles, puis sur la fixation du 24 tévet comme jour commémoratif. La Guemara enchaîne avec une takkana exceptionnelle pour Benjamin après l’épisode de Pilegesh beGiv‘a, afin d’empêcher que des terres tribales sortent de la tribu par une petite-fille issue d’un fils. Viennent ensuite des derachot sur celui qui ne laisse ni fils ni « remplaçant », débat lu tantôt comme fils, tantôt comme élève, avec l’épisode de Rabbi Yoḥanan et de ses dix fils. Trois enseignements de Rabbi Pineḥas ben Ḥama suivent : David « s’endort » mais Yoav « meurt », la pauvreté est plus dure que de nombreuses plaies, et le malade appelle la prière d’un sage. Enfin, la Guemara précise la priorité entre grand-père, oncle et frère, avant la michna sur les trois parts des filles de Tselofhad.
Les points à retenir
- Le qal vaḥomer des Tsedoukim est rejeté, car la fille et la petite-fille par le fils n’occupent pas la même position successorale.
- Pour sauver le patrimoine de Benjamin, les anciens de cette génération ont posé une restriction exceptionnelle concernant la fille d’un fils.
- Le verset « ceux qui n’ont pas d’échange » est discuté : s’agit-il de celui qui ne laisse pas de fils ou de celui qui ne laisse pas de disciple ?
- À la fin du daf, la Guemara affine l’ordre des héritiers collatéraux et ascendants, puis la michna attribue trois parts aux filles de Tselofhad.