Résumé public du daf
Daf 135Baba Batra
Le daf commence par deux cas de fin de vie touchant au yibbum : un mari, supposé avoir des frères, déclare que sa femme est « permise même à un Grand Prêtre », puis un autre, tenu pour sans frères, le confirme à l’agonie. Dans les deux cas, Abaye s’oppose aux assouplissements de Rava ou de Rav Yossef, soit parce qu’on ne tranche pas sur une simple résolution de contradiction, soit parce qu’on craint des témoins lointains. La guemara revient ensuite à la michna : quand un frère dit d’un homme « c’est mon frère », les autres peuvent dire qu’ils ne savent pas ; Rava et Abaye discutent alors de la portée d’un « je ne sais pas ». Puis vient une question laissée en suspens sur le shevaḥ d’un bien reçu. Enfin, le daf traite du dayetikei et des dons écrits d’un shekhiv mera : tout dépend de la remise de l’acte et de l’intention exprimée par sa formulation.
Les points à retenir
- La parole d’un mari mourant sur le statut de sa femme n’est pas reçue sans réserve : Abaye redoute soit une version opposée de Rabbi Yoḥanan, soit d’éventuels témoins absents.
- Dans « c’est mon frère », les autres frères ne reconnaissent pas nécessairement ce lien : la guemara établit le cas où ils disent seulement « nous ne savons pas ».
- Le shevaḥ naturel d’un bien reçu par ce frère présumé n’a pas partout le même statut : des fruits déjà mûrs sont traités à part, mais certains accroissements restent en doute.
- Pour un dayetikei ou un ordre d’« écrire et donner », la validité dépend de la remise, de la formule employée et surtout de l’intention : preuve supplémentaire ou transfert uniquement par acte.