Résumé public du daf
Daf 16Baba Batra
Le daf poursuit l’aggada sur Iyov. Après la perte de ses biens et de ses enfants, la Guemara décrit la comparution du Satan, qui loue la fidélité d’Avraham puis obtient de frapper Iyov sans lui ôter la vie. Sont alors exposés le mode d’action du Satan, son identification avec le yetser hara et l’ange de la mort, ainsi que plusieurs lectures des paroles de Iyov : certaines l’accusent d’avoir frôlé la révolte, d’autres les réinterprètent plus favorablement. La réponse divine « du sein de la tempête » souligne la précision absolue de l’ordre créé. Sur 16b, la Guemara affirme qu’on n’est pas saisi pour des paroles dites dans la souffrance, raconte l’arrivée des amis de Iyov, puis passe aux filles de Iyov, à la bénédiction de « bakkol » chez Avraham, au repas de deuil en lentilles, aux fautes d’Essav et à la téchouva de Yishmaël.
Les points à retenir
- Le Satan est décrit comme celui qui descend séduire, remonte accuser, obtient permission, puis prend l’âme ; Reish Lakish l’identifie aussi au yetser hara et à l’ange de la mort.
- Les paroles de Iyov font l’objet de lectures opposées : pour certains, elles touchent à la contestation de la justice divine ; pour d’autres, elles visent seulement le Satan ou sont excusées par la douleur.
- La réponse divine à Iyov insiste sur la précision du monde créé : cheveux, gouttes de pluie, tonnerres, mises bas des animaux ; elle réfute l’idée d’une confusion entre Iyov et oyev.
- Le daf relie ensuite Iyov à d’autres thèmes : l’amitié exemplaire de ses compagnons, la beauté redoublée de ses filles, le sens de « bakkol » chez Avraham, les lentilles du deuil, les cinq fautes d’Essav et la repentance de Yishmaël.