Résumé public du daf
Daf 41Baba Kama
Le daf ouvre sur la discussion Abaye/Rava : le kofer dépend-il d’une intention de nuire ? Rava distingue le coup de corne, orienté vers le dommage, d’une mise à mort survenue pendant un acte de bestialité, orienté vers le plaisir ; cette distinction reparaît pour un enfant piétiné. Une baraita exempte aussi le bœuf de stade, considéré comme contraint. La michna fixe ensuite : un shor muad qui tue un humain entraîne kofer, un tam non, mais les deux sont lapidés ; pour un eved ou une shifḥa kena‘ani, on paie trente sela fixes. La guemara cherche alors comment un bœuf peut devenir muad pour des humains malgré sa mise à mort après un homicide, en examinant et critiquant plusieurs scénarios. Enfin, le daf analyse les versets du shor ha-niskal : interdiction de consommation et de profit, y compris la peau, puis la mahloket Rabbi Eliezer/Rabbi Akiva sur le demi-kofer.
Les points à retenir
- Pour Rava, le kofer n’est pas pensé de la même manière selon que l’animal visait à blesser ou qu’il cherchait seulement son propre plaisir.
- La michna distingue nettement tam et muad pour le kofer, mais pas pour la peine du bœuf : les deux sont lapidés s’ils tuent un humain.
- La guemara propose plusieurs manières d’expliquer un bœuf devenu muad pour des humains sans avoir été exécuté dès le premier cas ; plusieurs propositions sont rejetées parce qu’elles ne prouvent pas un statut pertinent pour un humain juif en bonne santé.
- Le shor ha-niskal est interdit à la consommation et au profit même après sheḥita postérieure au verdict ; la discussion porte aussi sur la peau et sur l’exemption de demi-kofer pour un tam.