Résumé public du daf
Daf 42Baba Kama
Le daf poursuit l’exégèse de « ba‘al ha-shor naki ». Après une remarque sur l’ordre des réponses de Rabbi Eliezer, la Guemara examine la lecture de Rabbi Yossei HaGelili : le propriétaire d’un shor tam est quitte du paiement des vladot. Rabbi Akiva objecte que le verset parlant d’hommes qui frappent une femme enceinte exclut déjà les bœufs. Plusieurs justifications sont proposées puis rejetées, jusqu’à celle de Rav Adda bar Ahava : chez les hommes, l’obligation financière dépend de l’intention de frapper, distinction qu’on aurait pu ne pas appliquer au bœuf sans verset explicite. Une baraita venue du Sud confirme cette voie. Ensuite, Rabbi Akiva applique le même verset à l’eved kena‘ani tué par un shor tam ; plusieurs lectures sont discutées, et celle de Rava met en avant la sévérité particulière des trente sela‘im. Enfin, « homme ou femme » sert à préciser que ce paiement revient aux héritiers de la femme, non au mari.
Les points à retenir
- Selon Rabbi Yossei HaGelili, « ba‘al ha-shor naki » exclut le paiement des vladot pour un shor tam, malgré l’objection de Rabbi Akiva tirée d’Exode 21,22.
- L’explication retenue sur 42a est celle de Rav Adda bar Ahava : chez les hommes, la différence décisive tient à l’intention de frapper, et le verset vient empêcher une transposition erronée au cas du bœuf.
- Selon Rabbi Akiva, le même verset enseigne aussi que le propriétaire d’un shor tam ayant tué un eved kena‘ani ne paie pas l’indemnité de l’esclave.
- Sur 42b, Rabbi Akiva lit « homme ou femme » comme une comparaison : le paiement dû pour la femme va à ses héritiers ; Reish Lakish précise que cela vise le kofer, considéré comme un droit futur et non comme un bien déjà possédé.