Résumé public du daf
Daf 43Baba Kama
Le daf commence par l’indemnisation due lorsqu’une femme enceinte est blessée et perd le fœtus. Une baraita attribue ce qui revient à la femme à ses héritiers, non au mari ; Rabba et Rav Naḥman l’expliquent par le cas d’une divorcée. Rav Pappa précise que le paiement pour les fœtus revient au père, même sans statut marital plein, à partir de « baʿal ha-isha ». La Guemara relie ensuite cette question à la distinction entre bien déjà en possession et bien seulement dû, en parallèle avec la part double du bekhor. Le daf passe ensuite au bœuf qui tue, surtout involontairement : Reish Lakish exempte des trente shekels pour l’esclave, Rabba exempte du kofer pour l’homme libre. Les objections autour de l’aveu du propriétaire mènent à distinguer kofer, knas et valeur de la victime. Enfin, Rabbi Yoḥanan inclut, par derasha, certains cas involontaires, et la baraita sur « fils ou fille » étend la règle aux mineurs.
Les points à retenir
- La baraita sur la femme blessée est comprise par Rabba et Rav Naḥman comme parlant d’une divorcée : l’ex-mari ne l’hérite donc pas, même si le paiement des fœtus peut encore lui revenir.
- Rav Pappa lit « baʿal » comme désignant le géniteur de la grossesse : l’indemnité des fœtus revient au père, indépendamment des droits patrimoniaux du mari sur la femme.
- Pour Reish Lakish et Rabba, le paiement dépend du fait que le bœuf soit passible de sekila : sans mise à mort du bœuf, pas de trente shekels pour l’esclave et, selon Rabba, pas de kofer pour l’homme libre.
- Le daf distingue fortement kofer, knas et valeur de la victime : l’aveu peut engager pour une valeur monétaire dans certains cas, mais pas pour un knas ; la question du feu qui tue involontairement reste sans solution.