Résumé public du daf
Daf 73Baba Kama
Le daf poursuit la discussion sur les eidim zomemim. Deux lectures de Rava expliquent pourquoi il refuse leur invalidation rétroactive : soit la hazama est un ḥiddoush, soit l’on craint une perte pour des acheteurs dont des transactions reposaient sur ces témoins; la différence apparaît dans des cas d’invalidation sans ce caractère nouveau. Après le récit où Rav Pappa agit comme Rava et la règle des six exceptions où l’on suit Abaye, la Guemara relit la michna du vol et de l’abattage pour la concilier avec Abaye, en parlant d’un témoignage simultané. Une baraïta mène ensuite à la question : deux déclarations proches forment-elles une seule edout? La discussion se resserre sur tokh kedei dibbur, puis se nuance par deux durées distinctes. Enfin, Rava soutient qu’une hakḥasha peut être le début d’une hazama, preuve tirée du cas de l’esclave frappé à l’œil et à la dent, qu’Abaye relit autrement.
Les points à retenir
- Selon le motif attribué à Rava, l’absence de rétroactivité repose soit sur le caractère exceptionnel de la hazama, soit sur la protection d’acheteurs exposés à une perte.
- La michna sur le vol puis l’abattage ne contredit pas Abaye si l’on dit que les témoins ont porté d’un seul coup sur les deux faits avant d’être rendus zomemim.
- La baraïta distingue entre deux témoignages séparés et un seul témoignage : cette différence commande de savoir si l’invalidation d’une partie entraîne la chute de tout l’ensemble.
- Sur 73b, la Guemara précise que tokh kedei dibbur n’est pas uniforme : une courte pause peut encore unir la parole, tandis qu’une pause plus longue ne le fait plus.