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Résumé public du daf

Daf 74Baba Kama

Le daf poursuit l’analyse d’une baraita sur des témoins au sujet d’un maître qui a blessé l’œil et la dent de son esclave kena‘ani. Abaye reconstruit le cas : les deux groupes admettent les deux blessures et ne discutent que de leur ordre; pour expliquer la somme due par les edim zomemim, la Guemara doit encore supposer un jugement antérieur déjà rendu. Rava veut en déduire que la hakhacha est le début de la hazama, tandis qu’Abaye limite cette preuve. Rabbi Zeira conteste ensuite l’idée d’une indemnisation pour la seconde blessure, et Abaye répond par les versets « pour son œil » et « pour sa dent ». La suite examine d’autres preuves sur hakhacha et hazama, puis ouvre la michna sur le voleur : aveu ou témoin unique pour l’abattage n’entraînent pas quatre ou cinq, d’où la discussion sur modeh beqenas et l’épisode de Rabban Gamliel et Tavi.

Témoignage contradictoire et edim zomemimStatut de l’esclave kena‘ani blessé par son maîtreLien entre hakhacha et hazamaAveu dans une affaire de qenasKefel et paiement de quatre ou cinq

Les points à retenir

  • Selon Abaye, dans la baraita sur l’esclave, les témoins ne contestent pas l’existence des blessures mais seulement leur chronologie, et le cas présuppose finalement un jugement déjà prononcé.
  • Rava lit la baraita comme un appui à l’idée que la hakhacha peut être le commencement de la hazama; Abaye n’accepte cette lecture que pour la première clause, pas nécessairement pour la seconde.
  • Face à l’objection de Rabbi Zeira, Abaye déduit des versets « pour son œil » et « pour sa dent » que l’affranchissement vaut pour l’un, non simultanément pour les deux comme base unique, ce qui laisse place à une compensation pour la seconde atteinte dans le cadre discuté.
  • La michna distingue la preuve du vol et celle de la shehita ou de la vente : avec un seul témoin ou par aveu personnel, on paie le kefel mais non les quatre ou cinq, ce qui ouvre le débat sur modeh beqenas patur quand des témoins viennent ensuite.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.