Résumé public du daf
Daf 75Baba Kama
Le daf commence par concilier deux baraitot sur l’échange entre Rabban Gamliel et Rabbi Yehoshua à propos de Tavi : la différence ne porte pas forcément sur le principe, mais sur le fait que Rabbi Yehoshua ait été ou non au beit din, ce qui détermine si l’aveu compte. La Guemara analyse ensuite la mahloket entre Rav et Shmuel : si quelqu’un reconnaît un knas puis que des témoins arrivent, Rav l’exempte, Shmuel l’oblige. Rav fonde sa position sur des versets relatifs au kefel. Puis Rav Hamnuna, suivi par Rabbi Yoḥanan, distingue entre un aveu qui oblige déjà au principal et un aveu qui cherche à éviter tout paiement : seul le premier exempte du knas. La mishna et une baraita sont relues dans ce sens. Enfin, le daf discute un cas complexe d’edim zomemim et une discussion entre les Ḥakhamim et Sumakhos sur la validité d’un aveu partiel et d’un témoignage qu’on ne peut pas rendre zomem.
Les points à retenir
- Les deux versions de la réponse de Rabbi Yehoshua à Rabban Gamliel peuvent s’expliquer par un détail de procédure : l’aveu n’a pas le même statut selon qu’il a lieu devant ou hors du beit din.
- Rav et Shmuel discutent du cas classique de modeh beknas puis témoins : Rav exempte même après l’arrivée des témoins, Shmuel oblige.
- Rav Hamnuna distingue entre un aveu qui crée déjà une dette de principal et un aveu qui ne crée aucune dette : cette différence détermine si l’aveu exonère du quadruple/quintuple.
- La fin du daf relit la baraita sur Sumakhos soit comme une discussion sur la valeur d’un aveu concernant la sheḥita ou la vente, soit comme une discussion sur l’acceptation d’une edout she-i atah yakhol lehazima.