Résumé public du daf
Daf 76Baba Kama
Le daf commence par la mishna : si un voleur consacre l’animal volé puis l’égorge ou le vend, il paie le kefel mais non le paiement de quatre ou cinq. La Guemara demande pourquoi le hekdech ne compte pas comme une vente, propose plusieurs explications, les écarte, puis conclut que consacrer à Shamayim ne ressemble pas à une vente ordinaire, car l’animal reste juridiquement rattaché à son propriétaire. Ensuite, elle relit l’avis de Rabbi Shimon : il ne parle pas ici du hekdech comme vente, mais du vol d’objets consacrés, selon que le propriétaire en porte ou non l’aḥrayout financière. Enfin, le daf traite de la sheḥita d’un korban volé et de l’objection de sheḥita she-eina re’ouya, jusqu’au principe de Rabbi Shimon : ce qui est prêt pour la zerika ou le pidyon est considéré comme déjà accompli.
Les points à retenir
- La Guemara refuse d’assimiler simplement le hekdech à une mekhira : vendre à un homme fait passer l’animal dans un autre domaine, tandis que le consacrer ne produit pas ce même transfert.
- L’avis de Rabbi Shimon est relu comme portant sur le vol de biens consacrés : avec aḥrayout financière du propriétaire, on peut encore parler de « maison de l’homme » ; sans aḥrayout, non.
- Pour expliquer la responsabilité malgré la difficulté de sheḥita she-eina re’ouya, Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish proposent des cas où la viande devient, ou peut devenir, consommable.
- La réponse finale à l’objection de Rabbi Elazar repose sur deux principes attribués à Rabbi Shimon : un sang apte à la zerika est comme déjà aspergé, et un animal apte au pidyon comme déjà racheté.