Résumé public du daf
Daf 25Chevouot
Le daf s’ouvre par une précision sur la mishna précédente : elle ne recensait pas les interdits selon le même critère que la shevoua, car le serment s’étend aussi à l’intangible. La mishna de 25a affirme alors qu’une shevouat bitouï engage pour le passé comme pour le futur, sur soi comme sur autrui, et sur des réalités tangibles ou non. Rabbi Yishmaël limite toutefois la responsabilité au futur, tandis que Rabbi Akiva étend le verset au passé. La guemara oppose ensuite neder et shevoua, précise que « je donnerai » vise un cadeau à un riche, et distingue un serment impossible (« ne pas dormir trois jours »), qui est une shevouat shav. La longue discussion Rav–Shmouel porte sur les serments au sujet de l’acte d’autrui. Sur 25b, cette logique est testée par plusieurs objections et conduit au statut particulier de la shevouat ha-edout.
Les points à retenir
- La mishna inclut dans la shevouat bitouï des serments sur le passé et le futur, concernant soi-même ou autrui, et même des réalités non tangibles comme le sommeil.
- Neder et shevoua n’ont pas la même portée : le neder peut porter sur une mitsva, tandis que la shevoua peut porter sur l’intangible.
- Un serment sur une obligation déjà imposée par la Torah, comme donner au pauvre, ne prend pas effet comme nouvel engagement autonome.
- La discussion Rav–Shmouel sur les énoncés au sujet d’autrui mène à clarifier pourquoi la shevouat ha-edout forme une catégorie distincte.