Résumé public du daf
Daf 8Chevouot
Le daf précise d’abord jusqu’où va l’expiation du bouc intérieur de Yom Kippour. La Guemara envisage d’y inclure les arayot et la shefikhout damim, puis limite ces cas à des situations où la peine ordinaire ne peut pas encore s’appliquer : mézid sans hatra’a, ou shogeg encore ignoré au moment de Yom Kippour ; pour l’homicide, elle ajoute des cas sans galout. Puis elle resserre le verset « mi-tumot benei Yisrael » sur la seule souillure du Mikdash ou des qodashim. S’ouvrent alors plusieurs exclusions : avoda zara, yoledet, metzora, nazir tamé, à partir des mots « le-khol ḥattotam » et du débat entre Rabbi Yehuda et Rabbi Shimon. Enfin, 8b définit la fonction du bouc intérieur quand il y avait yedi’a au début mais pas à la fin : non pas une kappara complète, mais une suspension, comprise par Rava comme une protection contre les yissourim, tandis que chaque bouc reste limité à un seul domaine d’expiation.
Les points à retenir
- Le bouc intérieur n’est pas élargi indistinctement à toutes les fautes graves : la Guemara ne le retient que là où la sanction ou le qorban personnel ne sont pas encore applicables.
- Le verset « mi-tumot benei Yisrael » sert à cibler l’impureté du Mikdash ou des qodashim, que la Torah distingue par un dispositif propre d’expiation.
- Rabbi Yehuda et Rabbi Shimon lisent différemment « ve-khiper al ha-kodesh » : l’un l’emploie pour l’ordre et l’unité des aspersions de sang, l’autre pour définir directement le champ de l’expiation.
- Quand il y avait yedi’a au début mais pas à la fin, le bouc intérieur ne remplace pas le qorban futur : il suspend seulement la sanction, que Rava comprend comme une protection contre les yissourim.