Résumé public du daf
Daf 25Guitin
Le daf s’ouvre sur un rappel : si le yavam est mineur, ou si la ḥalitza a été faite avec une anpileya, la ḥalitza est invalide et ne disqualifie pas la yevama du yibbum. La discussion principale porte ensuite sur les actes de divorce de la michna : Ze’eiri et Rav Asi ne voient une disqualification pour épouser un kohen que dans le dernier cas, tandis que Rabbi Yoḥanan nie même là toute validité, faute de beréra et de rédaction « pour elle » (lishma). La Guemara relie cette position à l’héritage partagé entre frères, considéré comme un achat réversible au Yovel. Vient ensuite la question d’un guet destiné à l’épouse qui sortira la première ; l’objection tirée du qorban Pessaḥ est repoussée, car le père avait inscrit tous ses enfants d’avance, pour les rendre zélés. Enfin, Abaye, Rava et Rav Mesharshiyya débattent : la beréra dépend-elle du fait que l’issue repose sur sa propre décision ou sur celle d’autrui ?
Les points à retenir
- Rabbi Yoḥanan soutient qu’aucun des guittin évoqués ici ne produit même la disqualification pour un kohen, car sans beréra il n’y a pas de guet valable, même dans le dernier cas de la michna.
- La Guemara doit enseigner séparément l’absence de beréra pour le guet et pour le partage d’héritage entre frères, car chaque domaine aurait pu être distingué de l’autre.
- Le cas du qorban Pessaḥ n’est pas une preuve de beréra : selon Rabbi Yoḥanan, le père avait déjà associé tous ses enfants avant la sheḥita et n’a créé la course que pour stimuler leur zrizout.
- Rav Mesharshiyya conteste la généralisation de Rava en montrant que, chez Rabbi Yehouda et Rabbi Shimon, l’acceptation de la beréra peut varier selon que l’issue dépend de soi-même ou de la décision d’autrui.