Résumé public du daf
Daf 26Guitin
Le daf s’ouvre sur la berera : selon Rava, Rabbi Yehouda comme Rabbi Chimon l’acceptent, que l’issue dépende de la décision de l’intéressé ou d’autrui; dans le cas du vin, l’objection porte plutôt sur le risque concret que l’outre éclate avant les prélèvements. La michna examine ensuite les formulaires rédigés d’avance : un sofer peut préparer le tofes d’un guet ou d’autres actes, à condition de laisser vides les éléments individualisés. Shmuel lit cette michna selon Rabbi Elazar et exige de laisser vide même la formule essentielle du guet. La guemara propose plusieurs sens à la takkana : avantage du scribe, prévention des querelles, ou remède contre l’abandon des femmes. Elle explique enfin pourquoi le guet doit être daté même pour une aroussa, puis distingue le guet, soumis au lishmah, des autres documents.
Les points à retenir
- La michna distingue le tofes, partie formulaire d’un acte, du toref, partie individualisée; pour le guet, noms, date et formule essentielle ne peuvent pas être simplement préparés comme un formulaire neutre.
- Shmuel comprend la michna comme allant selon Rabbi Elazar : si ce sont les edei mesira qui opèrent le divorce, l’écriture du noyau du guet doit être lishmah.
- La takkana du préremplissage reçoit plusieurs explications dans la guemara : aider le sofer, éviter qu’une femme ne soupçonne un divorce imminent, ou limiter des situations d’abandon ou de rupture précipitée.
- Même pour une femme seulement fiancée, la date du guet reste nécessaire; la guemara introduit ici la crainte qu’on fasse naître un doute chronologique entre le guet et la conception d’un enfant.