Résumé public du daf
Daf 32Guitin
Le daf s’ouvre par une dernière remarque lexicale sur yafri, compris comme quelque chose qui se desserre ou se défait. La michna traite ensuite du bitoul d’un guet envoyé par sheliaḥ : le mari peut l’annuler tant qu’il n’est pas arrivé à la femme, qu’il parle à l’agent, à un second agent, à la femme elle-même ou par intermédiaire. La Guemara justifie chaque cas et rejette l’idée qu’il ne chercherait qu’à la contrarier. En revanche, dès que le guet est entré dans sa possession, aucune annulation ultérieure n’agit rétroactivement. Le daf examine ensuite les formulations efficaces ou non : certaines paroles annulent réellement, d’autres ne font que décrire. Abayé explique que batel peut viser le passé ou l’avenir selon le contexte, notamment pour distinguer guet et cadeau. Enfin sont discutés la réutilisation d’un guet annulé et le nombre requis pour le beit din.
Les points à retenir
- Avant la remise du guet, le mari peut en prononcer le bitoul soit face au sheliaḥ, soit par un autre sheliaḥ, soit face à la femme elle-même.
- La Guemara souligne que même si le mari rencontre l’agent ou la femme sans les avoir poursuivis, son annulation est prise au sérieux et n’est pas réduite à une simple volonté de les contrarier.
- Toutes les formules ne se valent pas : une formule performative comme batel hu peut agir, tandis qu’une formule seulement descriptive peut rester sans effet.
- Le daf distingue l’annulation de la sheliḥout et l’annulation du document lui-même ; cette distinction éclaire le débat sur la réutilisation d’un guet annulé.