Résumé public du daf
Daf 35Guitin
Le daf examine pourquoi les Sages ont cessé de faire prêter serment à la veuve qui veut encaisser sa ketouba. La Guemara rapporte l’histoire d’une veuve dépositaire d’un dinar d’or, punie après un serment pourtant sincère à ses yeux, car elle avait tiré un bénéfice infime de la place occupée par la pièce; d’où la crainte du faux serment involontaire. Cette réserve vise surtout la veuve, qui vit avec les orphelins et pourrait se permettre mentalement une petite compensation. Le daf compare ensuite Rav et Shmuel sur le serment au beit din et hors du tribunal, sur le recours au neder, et sur le cas d’une veuve qui jure d’elle-même. Enfin, il traite du remariage, des vœux publics, et de la question de savoir s’il faut détailler un neder devant le hakham qui le dissout.
Les points à retenir
- La suspension du serment pour la veuve est liée à la gravité du serment et au risque d’erreur, illustré par l’histoire du dinar cuit dans le pain.
- La Guemara distingue la veuve de la divorcée: la veuve vit avec les orphelins et peut considérer certains avantages reçus comme une compensation légitime.
- Selon les versions rapportées, Rav est plus strict que Shmuel sur la possibilité de faire prêter serment à la veuve hors du tribunal; néanmoins, un serment pris spontanément peut être reçu.
- Le second amoud discute les vœux après remariage, l’effet d’un neder prononcé en public, et la mahloket entre Rav Naḥman et Rav Pappa sur l’obligation de détailler un vœu devant l’autorité qui le dissout.