Résumé public du daf
Daf 36Guitin
Le daf s’ouvre sur le serment imposé à un kohen : pour empêcher sa hatara, on le fait d’abord en public, puis « al da’at rabbim », forme plus forte encore. La Guemara précise toutefois qu’un tel neder peut être dissous lorsqu’il s’agit de permettre une mitsva, comme dans l’épisode du maître d’enfants d’abord écarté puis rétabli. Elle revient ensuite à la signature du guet « mipnei tikkoun ha-olam ». Selon Rabba, même d’après Rabbi Elazar, les signatures servent à confirmer l’acte si les témoins de remise disparaissent ; selon Rav Yosef, la takkana impose surtout des noms complets et identifiables. Enfin, le daf traite du prosbol de Hillel : sa raison d’être, son formulaire, puis sa base juridique à l’époque où shemittat kesafim n’est plus toranique. Abaye et Rava expliquent alors le pouvoir rabbinique et la portée du prosbol reste discutée.
Les points à retenir
- Un neder pris « al da’at rabbim » est plus difficile à annuler qu’un simple neder public, mais la Guemara admet une ouverture lorsqu’il faut permettre une mitsva.
- La signature du guet est reliée au « tikkoun ha-olam » soit pour rendre l’acte vérifiable en l’absence des témoins de remise, soit pour identifier clairement les témoins par leur nom complet.
- Rabban Gamliel a institué que les témoins écrivent des noms complets et des éléments d’identification, afin d’éviter qu’un guet devienne inutilisable faute de pouvoir authentifier les signatures.
- Le prosbol de Hillel répond au refus de prêter avant la shemita ; sur 36b, Abaye et Rava expliquent comment les Sages peuvent encadrer juridiquement l’annulation ou la préservation des dettes.