Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 39Guitin

Le daf examine d’abord la consécration d’un esclave : une baraita est attribuée à Rabbi Meïr, qui considère qu’une déclaration de hekdech n’est pas vaine et doit recevoir un sens opérant, même formulée imparfaitement. La discussion se déplace ensuite vers la me'ila : l’usage d’un esclave consacré n’entraîne pas de me'ila comme pour un terrain, mais un débat porte sur ses cheveux prêts à être coupés, selon qu’on les considère déjà détachés ou non. Puis la Guemara revient à l’esclave rendu hefker : selon Rabbi Yoḥanan, il devient libre mais a encore besoin d’un get shiḥrour. La mort d’un converti sans héritiers relance la question, notamment pour les esclaves mineurs. Sur 39b, une gezerah shavah entre l’esclave et la femme structure le débat, avant une discussion sur l’affranchissement par argent ou uniquement par acte, conclue contre Rabbi Shimon.

Portée d’une déclaration de hekdechStatut de l’esclave par rapport au terrain et aux biens meublesEffets du hefker sur un esclaveAffranchissement par get shiḥrour ou par argentConséquences de la mort du maître, surtout d’un converti sans héritiers

Les points à retenir

  • La baraita sur celui qui « consacre » son esclave ou lui-même suit Rabbi Meïr : une déclaration de hekdech reçoit une interprétation valable, alors que les Ḥakhamim ne l’admettent pas ainsi.
  • Dans le débat sur la me'ila, tous ne discutent pas forcément de la consécration elle-même : la vraie question devient le statut des cheveux de l’esclave, s’ils sont déjà considérés comme coupés ou encore rattachés à son corps.
  • Un maître qui rend son esclave hefker l’émancipe, mais selon Rabbi Yoḥanan cela ne suffit pas à lui seul : un get shiḥrour reste nécessaire pour l’affranchissement complet.
  • Pour les esclaves d’un converti décédé sans héritiers, la distinction entre adultes et mineurs est au cœur de la mahloket entre le premier avis et Abba Shaoul, puis entre Rabbi Yehoshoua ben Levi et Rabbi Yoḥanan.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.