Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 40Guitin

Le daf examine d’abord quels gestes ou quelles paroles révèlent un affranchissement d’eved ou de shifḥa : qiddushin d’une servante, port des tefillin, lecture à la synagogue, ou épouse donnée par le maître. Il rapporte ensuite deux versions d’un enseignement de Rabbi Yoḥanan sur une servante évoquée par un mourant, puis la discussion d’Ameimar, Rav Ashi et Ravina sur le cas d’un maître qui renonce à son esclave ou le vend à des non-Juifs, et sur la possibilité d’écrire un guet shiḥrour. Un récit traite aussi d’un demi-esclave que son maître tente de soustraire à la contrainte du beit din. La suite précise quelles formulations d’affranchissement ou de don produisent effet, souligne l’exigence d’un acte écrit remis au bénéficiaire, puis ouvre la mishna de l’apoteiki, où l’affranchissement entre en tension avec le droit du créancier.

Statut de l’esclave et de la servantePreuves et indices d’affranchissementForce juridique des formulations et des actes écritsConflit entre liberté de l’esclave et droits du créancier

Les points à retenir

  • Tous les actes « de liberté » ne prouvent pas l’affranchissement : la Guemara distingue ce que l’esclave fait de lui-même de ce que le maître fait lui-même, comme pour les tefillin.
  • La formulation employée par le maître est décisive : certaines phrases valent affranchissement immédiat, tandis que « je le rendrai libre » fait l’objet d’une mahloket.
  • Deux traditions attribuées à Rabbi Yoḥanan divergent sur la servante mentionnée par un mourant : libération implicite pour l’une, simple obligation de lui donner satisfaction pour l’autre.
  • Le daf traite de cas limites où la propriété du corps de l’esclave disparaît mais où subsiste un issur, puis de l’esclave mis en apoteiki, où le shiḥrour peut neutraliser un droit de créance.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.