Résumé public du daf
Daf 62Guitin
Le daf s’ouvre sur la méfiance envers l’épouse d’un am ha’aretz : Rav Yossef explique que si elle donne de la nourriture, elle se permet cela en se disant : « le bœuf peut manger pendant son foulage », sans que cela prouve une règle générale d’échange frauduleux. Une barayta autorise ensuite, pour la subsistance du pétrisseur et du pressoir, certaines manipulations de ḥalla et de terouma en état de pureté, avec des signes visibles pour éviter tout contact impur. La guemara précise aussi ce qu’on peut faire envers des non-Juifs pendant la shevi‘it : pas travailler avec eux, mais les encourager verbalement, et les saluer à cause des voies de paix, avec réserve le jour de leur fête. Enfin, la michna traite du guet remis par intermédiaire : rétractation, statut de l’agent de réception ou d’acheminement, portée des formules « recevoir », « apporter », « donner », et cas où les paroles de la femme, de l’agent et du mari divergent.
Les points à retenir
- La souplesse accordée au pétrisseur et au pressoir n’est pas fondée sur une confiance générale envers l’am ha’aretz, mais sur la protection de leur gagne-pain.
- Pour ḥalla et terouma, la guemara exige un signe distinctif concret afin de limiter le risque de toumah par contact.
- Pendant la shevi‘it, on ne participe pas au travail agricole du non-Juif, mais on peut l’encourager et le saluer pour des raisons de derakhei shalom.
- Dans les lois du guet, le moment où le divorce prend effet dépend du type de shaliaḥ et de la formulation exacte employée par la femme et par le mari.