Résumé public du daf
Daf 63Guitin
Le daf examine surtout la portée des formulations de shelikhout dans le guett. Sur 63a, la Guemara discute les cas où la femme a mandaté un agent d’holakha ou de qabbala, mais où l’agent rapporte autre chose au mari. Plusieurs preuves sont avancées contre Rav Naḥman puis repoussées : parfois le mari sait qu’une qabbala est juridiquement impossible et transforme de fait la mission en holakha ; dans le cas litigieux, il peut au contraire se tromper et se fier à l’agent. Des baraitot précisent ensuite la mahloket entre Rabbi Natan et Rabbi Yehouda HaNassi sur « teni », « zekhi », « kabbel » et « ha lakh ». Sur 63b, le daf traite du double statut possible d’un agent, du safek qui mène à ḥalitza sans yibbum, de l’agent de réception face à l’agent du mari, puis de deux récits sur une mission inachevée et sur un guett mal rédigé.
Les points à retenir
- Quand l’agent déforme les paroles de la femme, la question est de savoir sur quelle parole le mari s’appuie et quel type de shelikhout naît réellement.
- Les formulations du mari ne se valent pas : « holikh/teni », « zekhi », « kabbel » et « ha lakh » changent la possibilité de rétractation et le moment d’effet du guett.
- Un safek sur le statut du guett peut produire une issue sévère : ḥalitza sans yibbum, car on tient compte des deux possibilités contraires.
- Le daf distingue entre une mission réellement accomplie et une mission seulement commencée, notamment pour l’agent qui n’a pas encore terminé sa remise et pour des témoins qui ont rédigé un guett invalide.