Résumé public du daf
Daf 85Guitin
Le daf poursuit l’analyse des réserves ajoutées au guet. La Guemara distingue entre tenaï et exception, ainsi qu’entre une clause écrite avant ou après la partie essentielle du document : selon Rava, la mahloket entre Rabbi Yehouda HaNassi et les Hakhamim porte sur une condition écrite après l’essentiel du guet, alors qu’avant, tous invalident. Puis la michna oppose deux types d’exclusion : si le mari exclut des hommes avec lesquels le qiddushin ne peut de toute façon pas prendre effet, le guet reste valable ; s’il exclut des hommes avec lesquels un qiddushin est juridiquement possible, même en transgression, le guet est invalide. Rava soumet ensuite à Rav Naḥman plusieurs cas-limites, dont plusieurs restent sans solution. Enfin, le daf précise la formule minimale du guet et du shtar shiḥrour, la divergence sur les formulations explicites, et plusieurs précautions de rédaction.
Les points à retenir
- La validité d’un guet qualifié dépend non seulement du contenu de la réserve, mais aussi de sa place par rapport à la partie essentielle du texte.
- Exclure des hommes avec lesquels aucun qiddushin n’est possible ne crée pas de « divorce partiel » ; exclure des hommes avec lesquels le qiddushin peut prendre effet invalide le guet.
- Plusieurs dilemmes testent si l’on regarde l’état présent seulement ou aussi une aptitude future ; certains reçoivent un raisonnement, mais plusieurs cas restent en teïkou.
- La formule du guet doit exprimer clairement l’acte de rupture, et le daf insiste aussi sur la précision matérielle de la rédaction pour éviter toute lecture fautive.