Résumé public du daf
Daf 86Guitin
Le daf s’ouvre par deux formules documentaires : l’ajout dans le guet d’une expression excluant toute réversibilité du divorce, puis la rédaction instituée pour l’acte de vente d’un esclave, avec une digression sur un remède contre les furoncles. La michna énumère ensuite trois guittin invalides a priori mais qui, s’ils ont servi à un remariage, ne rendent pas l’enfant pagoum : écrit de la main du mari sans signatures, sans date, ou daté avec un seul témoin. La Guemara compare ces cas à d’autres guittin défectueux et distingue selon plusieurs critères : mamzerout, obligation de quitter le second mari, possibilité de réparer, ou statut de get pashout face au get mekoushar. Puis elle examine la dernière clause : Rav limite le cas favorable à l’écriture du mari, alors que Shemouel élargit au scribe. Sur 86b, la discussion porte aussi sur l’obligation éventuelle de quitter le second mari, sur l’avis de Rabbi Elazar concernant les témoins de remise, et sur des cas de guittin mélangés ou communs à plusieurs couples.
Les points à retenir
- La michna retient exactement trois guittin invalides a priori mais dont l’usage n’entraîne pas ici de mamzerout : écrit du mari sans signatures, signatures sans date, ou date avec un seul témoin.
- La Guemara distingue ces cas d’autres défauts de guet selon des critères précis : parfois elle doit quitter le second mari, parfois non ; parfois l’enfant est mamzer selon certaines opinions, parfois non ; parfois le défaut est réparable.
- Rav et Shemouel divergent sur la portée de la dernière clause : Rav exige que le guet daté avec un seul témoin soit de la main du mari, tandis que Shemouel admet aussi l’écriture d’un scribe, en distinguant scribe expert et non expert.
- Rabbi Elazar affirme que des signatures ne sont pas indispensables si le guet est remis devant deux témoins ; plusieurs amoraïm rapportent que la halakha suit cet avis pour les guittin.