Résumé public du daf
Daf 6Horayot
Le daf part des sacrifices d’Ezra : les douze boucs de ḥatat sont dits « comme un holocauste », donc non consommés, et liés à une kappara pour l’idolâtrie des jours de Tsidqiyahou. La Guemara examine alors comment comprendre le nombre douze selon Rabbi Yehouda, Rabbi Chim‘on et Rabbi Méïr. Elle soulève ensuite une difficulté majeure : comment offrir une ḥatat pour des fautifs déjà morts ? Rav Pappa pose le principe qu’« il n’y a pas de mort pour le tzibbur », discuté à partir du bouc de Roch Ḥodech, de la ‘egla aroufa et des survivants du premier Temple ; le caractère exceptionnel de ces sacrifices est finalement assumé comme hora’at sha‘a. Le daf passe ensuite au statut des prêtres, de Lévi, d’Ephraïm et Menaché dans la notion de qahal, puis aux cinq ḥataot qui « meurent » selon Rabbi Chim‘on. La michna ouvre enfin les règles du kohen mashiaḥ qui tranche pour lui-même.
Les points à retenir
- Dans Ezra 8:35, « tout cela était un holocauste » ne transforme pas la ḥatat en ‘ola : cela enseigne qu’elle n’est pas mangée.
- Pour Rav Pappa, une ḥatat dont les propriétaires sont morts ne devient pas automatiquement invalide quand il s’agit d’un sacrifice communautaire, car le tzibbur demeure.
- Le daf distingue fortement sacrifice de partenaires et sacrifice communautaire, notamment dans la discussion sur Rabbi Chim‘on et sur le taureau de Yom Kippour des prêtres.
- La nouvelle michna établit que le kohen mashiaḥ n’apporte son taureau que si sa hora’a erronée et son acte relèvent tous deux de la shegaga, à l’image du beit din pour le public.