Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 10Ketouvot

Le daf s’ouvre sur la takkana de la ketouba : 200 pour une betoula, 100 pour une almana, tout en admettant la crédibilité du mari qui dit « petaḥ patuaḥ matsati ». Rava explique cette crédibilité par la ḥazaqa qu’un homme ne se donne pas tant de peine pour un festin de noces afin de tout faire échouer ensuite. Une baraita précise ensuite que, puisque la ketouba est une institution rabbinique, elle se recouvre depuis des biens de moindre qualité; la Guemara discute alors la position de Rabban Shimon ben Gamliel sur le caractère toranique ou rabbinique de la ketouba. Le daf enchaîne avec plusieurs affaires de ta'anat betoulim, où l’on voit différentes vérifications et distinctions. La mishna rappelle les montants 200/100 et le cas d’une veuve, divorcée ou ḥaloutza depuis les eroussin. Enfin viennent des étymologies et remarques agadiques sur almana, la pluie, le mizbéaḥ et les dattes.

Crédibilité du mari dans la ta'anat betoulimStatut rabbinique ou toranique de la ketoubaPreuves, présomptions et examens dans les litiges matrimoniauxPrésomption de virginité après les eroussinÉtymologies et remarques agadiques

Les points à retenir

  • Rava justifie la crédibilité du mari qui invoque « petaḥ patuaḥ » par une ḥazaqa : on ne ruine pas volontairement son propre banquet de noces.
  • La Guemara traite la ketouba comme une takkana derabbanan pour le recouvrement depuis de la terre de qualité inférieure, tout en discutant l’avis attribué à Rabban Shimon ben Gamliel sur son éventuel fondement toranique.
  • Dans les récits de ta'anat betoulim, la compétence du mari, la prudence dans l’examen et les circonstances concrètes comptent : célibataire suspect, tissu lavé, test du tonneau, particularité familiale, effet de la famine.
  • La mishna maintient 200 pour celle dont la présomption de virginité subsiste, même si elle est veuve, divorcée ou ḥaloutza depuis les eroussin, avant nissouin et avant bi'a.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.