Résumé public du daf
Daf 12Ketouvot
Le daf commence par une discussion sur une femme entrée dans un premier mariage sans bi’a, puis remariée : peut-on prouver que, si le second mari la découvre non vierge, elle reçoit tout de même une ketouba de cent ? Rabba veut déduire que oui, mais Rav Ashi refuse la preuve en invoquant le mekaḥ ta'out, tout en distinguant le cas où elle est déjà passée par la maison du mari ou la ḥouppa. Rav Sherevya écarte ensuite le soupçon d’adultère en parlant d’un cas où le second mari a fait erusin puis bi’a immédiatement. La Guemara passe aux usages de Judée et de Galilée : yichoud avant la ḥouppa, shushvinin et vérification, avec les lectures d’Abaye, Rava et Rav Ashi. Enfin, le daf traite de la ketouba des filles de kohanim, puis de la grande controverse entre Rabban Gamliel et Rabbi Yehoshua sur la femme qui affirme avoir été violée après les erusin, en lien avec le principe bari ve-shema.
Les points à retenir
- Selon Rav Ashi, l’absence de virginité peut relever d’un mekaḥ ta'out, mais certains cas ne font pas perdre totalement la ketouba, notamment quand la femme est déjà passée par la maison du premier mari ou par la ḥouppa.
- Les coutumes locales comptent : en Judée et en Galilée, les pratiques de yichoud et de contrôle avant ou après la ḥouppa ne sont pas les mêmes, et cela influe sur la possibilité d’invoquer une ta'anat betoulim.
- Le beit din des kohanim a modifié la ketouba de la veuve fille de prêtre : elle a d’abord été portée à deux cents pour relever sa considération, puis rétablie à cent quand cela a découragé les mariages.
- La discussion finale relie le cas matrimonial à une question monétaire générale : quand l’un affirme avec certitude et l’autre répond par le doute, faut-il dire bari adif ou laisser l’argent chez son détenteur ?