Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 4Ketouvot

Le daf examine le cas exceptionnel où un décès survient alors que tout est prêt pour le mariage. Si le défunt est le père du ḥatan ou la mère de la kalla, on peut faire la ḥouppa, accomplir la bi’a de mitsva, enterrer ensuite, puis compter d’abord sept jours de festin et seulement après sept jours de deuil. Cette indulgence dépend aussi de la perte économique : Rav Ḥisda la limite au cas où l’eau a déjà été mise sur la viande, tandis que Rava et Rav Pappa distinguent entre ville, village et un cas intermédiaire comme Mata Meḥasya. La baraita ajoute que les époux doivent dormir séparément, en deuil comme lorsque la mariée devient nida. La Guemara précise toutefois qu’après un premier rapport permis, une nida n’impose pas la même distance. Elle distingue enfin deuil du mari et deuil de l’épouse, puis explique que l’interdiction de yihoud vise le report exceptionnel du deuil.

Tension entre simḥa du mariage et aveiloutPrévention du yihoudPerte économique et préparatifs de la noceDifférences entre nida et deuil

Les points à retenir

  • L’exception qui fait passer la ḥouppa avant l’enterrement ne vaut que pour le père du marié ou la mère de la mariée, lorsque les préparatifs risquent d’être perdus.
  • Rav Ḥisda rattache cette exception à une perte concrète : si l’eau a déjà été mise sur la viande, elle risque de ne plus pouvoir être revendue ; Rava et Rav Pappa nuancent selon le lieu.
  • Même pendant les sept jours de festin, des pratiques privées de deuil subsistent : le ḥatan dort avec les hommes, la kalla avec les femmes, sans yihoud.
  • La Guemara distingue entre nida et deuil, puis entre deuil du mari et deuil de l’épouse, pour expliquer quand la séparation stricte est requise.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.