Résumé public du daf
Daf 5Ketouvot
Le daf écarte d’abord l’idée que le mariage à l’issue de Shabbat serait interdit à cause de calculs préparatoires : des ḥeshbonei mitzva, la tsedaqa et les affaires publiques ou de piku’aḥ nefesh sont permis le Shabbat. Rabbi Zeira explique donc l’interdit par une gezeira : dans l’agitation du festin, on pourrait abattre un jeune volatile le Shabbat. La Guemara distingue ce cas de la veille de Yom Kippour. Elle discute ensuite le moment du premier rapport : pour une besoula, bar Kappara enseigne mercredi puis jeudi ; pour une almanah, jeudi puis vendredi, soit au nom de la berakha donnée à l’homme, soit pour assurer trois jours de joie. Viennent ensuite des enseignements de bar Kappara sur la grandeur des actes des justes et sur la garde de l’oreille. Enfin s’ouvre une longue analyse, non tranchée ici, sur la bi’a rishona d’une besoula le Shabbat.
Les points à retenir
- Les calculs liés à une mitsva sont présentés comme permis le Shabbat ; ils ne suffisent donc pas à expliquer l’interdit de se marier à la sortie de Shabbat.
- La raison avancée est une gezeira : absorbé par les préparatifs du repas de noces, on risque d’abattre un jeune oiseau pendant Shabbat.
- Bar Kappara distingue besoula et almanah pour le moment du premier rapport, avec deux justifications pour l’almanah : la berakha de l’homme et le souci des Sages pour son bien-être.
- La fin du daf ouvre plusieurs dilemmes techniques sur la bi’a rishona le Shabbat : nature du sang, intention du mari, davar she-eino mitkaven, et caractère destructeur ou constructif de l’acte.