Résumé public du daf
Daf 60Ketouvot
Le daf s’ouvre sur l’âge auquel un bébé reconnaît sa mère : trente jours, cinquante jours ou trois mois selon les avis. Puis une précision est rapportée au nom de Shmuel : il n’existe pas d’âge fixe, il faut vérifier en pratique, comme dans l’épisode de la divorcée que son fils identifie. La Guemara examine ensuite la durée normale de l’allaitement, la reprise après sevrage, et la différence entre le lait humain tiré, permis, et la tétée directe par un plus grand enfant, interdite rabbinquement. Elle compare cela au sang humain, permis tant qu’il n’est pas sorti du corps. Le daf traite encore d’actes faits avec shinouï le Chabbat, puis du délai imposé à une femme allaitante avant de se fiancer ou se remarier, des exceptions discutées, et des obligations d’une nourrice salariée.
Les points à retenir
- La reconnaissance de la mère par le nourrisson ne dépend pas seulement d’un chiffre : selon Shmuel, on vérifie concrètement si l’enfant la reconnaît.
- Le daf oppose Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshua sur la durée de l’allaitement, et fixe qu’une interruption de trois jours compte comme sevrage.
- La Guemara distingue le lait humain et le sang humain selon qu’ils ont été extraits du corps ou non, ce qui résout une contradiction apparente entre permission et interdit.
- Le remariage d’une femme allaitante est limité par un décret de protection de l’enfant, puis nuancé par plusieurs cas limites, tandis que la nourrice rémunérée doit préserver entièrement le lait de l’enfant confié.