Résumé public du daf
Daf 64Ketouvot
Le daf clôt la discussion sur la morédet : au sujet des vêtements usés, la question reste en suspens ; si elle les a déjà saisis, on ne les lui retire pas, sinon on ne les lui attribue pas. Le guet est retardé douze mois, sans mezonot pendant ce délai. La Guemara examine ensuite l’igeret mered pour l’aroussa et la shomeret yavam, en distinguant demande de mariage, de yibbum et de ḥalitza, jusqu’à relier les sources à la michna primitive puis à sa version finale, où ḥalitza prime sur yibbum. Sont encore précisés le sens de terapa’ikin et l’écart entre les sanctions du mari et de l’épouse, notamment à cause de l’apparence de sekhar Shabbat. La michna suivante fixe le minimum d’entretien d’une épouse nourrie par un tiers ; la Guemara confronte ces mesures aux tailles de repas, ajuste les calculs selon les frais et l’accueil d’invités, puis explique la remarque sur l’orge d’Edom.
Les points à retenir
- Pour les vêtements usés de la morédet, la Guemara ne tranche pas définitivement : tefisa profite à la femme, absence de tefisa non.
- La question d’écrire une igeret mered pour une shomeret yavam dépend du type de demande et, à la fin, du passage de la préférence du yibbum à celle de la ḥalitza.
- Rabbi Yehouda compte en terapa’ikin, expliqués comme une asteira, soit un demi-dinar ; la différence de traitement du Shabbat tient à l’apparence de « salaire de Shabbat ».
- La michna fixe un minimum concret de nourriture, vêtements, couchage et argent de poche ; la Guemara montre que les deux kav peuvent être compris selon plusieurs avis en tenant compte des frais et des invités.