Résumé public du daf
Daf 65Ketouvot
Le daf commence par la question du vin dans l’entretien de l’épouse: en principe on ne lui en attribue pas, et le verset d’Hanna sert d’appui parce que le texte dit qu’«il but», non qu’«elle but». La Guemara nuance pourtant: une femme habituée au vin peut en recevoir, soit selon sa situation avec ou sans son mari, soit pour la cuisine (tzikei). Une baraita décrit aussi les effets graduels du vin sur une femme, puis la Guemara distingue le cas d’Hanna: à Chilo, le couple était en situation d’invités. Plusieurs récits de veuves illustrent le rôle de l’usage local et de la pudeur. Le daf traite ensuite literie, chaussures, vêtements, valeur des habits, restes d’habits, et le sens de «elle mange avec lui». Enfin, il aborde l’allocation supplémentaire à la nourrice, puis ouvre le chapitre sur les droits patrimoniaux du mari et l’indemnisation d’une épouse blessée.
Les points à retenir
- Le daf pose un principe restrictif sur le vin de l’épouse, mais y ajoute plusieurs exceptions: habitude personnelle, présence du mari, ou usage culinaire.
- Les récits de veuves montrent que l’entretien dépend aussi de données concrètes: pratique du mari défunt, coutume de Meḥoza, et exigences de dignité sociale.
- La mishna sur les vêtements est lue de manière réaliste: plusieurs paires de chaussures en région montagneuse, cinquante dinars «simples», et distinction entre restes de nourriture et habits usés.
- La fin du daf ouvre sur un nouveau sujet: ce qui revient au mari dans les biens de son épouse, et la discussion sur le partage des indemnités pour honte et dépréciation corporelle.