Résumé public du daf
Daf 66Khoulin
Le daf commence par la mahloket entre le tanna du beit midrash et celui de l’école de Rabbi Yishmaël sur le ḥagav à tête longue. Le premier lit le verset comme kelal ou-perat et n’autorise que des espèces très proches de celles nommées; le second comme kelal ou-perat ou-kelal, ce qui inclut toute sauterelle possédant les quatre signes, même avec tête longue. La Guemara précise aussi pourquoi on aurait pu croire que le seul nom ḥagav suffit, et explique que l’identification de solam et ḥargol dépend des usages locaux. Puis la sougya passe aux poissons: des écailles qui poussent plus tard, ou tombent à la capture, suffisent. Si un poisson a des écailles, il a forcément des nageoires. La Torah mentionne pourtant les deux signes, multiplie les formulations, et distingue mers et fleuves des récipients, fosses, fossés et grottes.
Les points à retenir
- La discussion sur les sauterelles porte précisément sur le ḥagav à tête longue, selon deux méthodes d’interprétation du verset.
- Le nom ḥagav, à lui seul, ne suffit pas: la baraita de l’école de Rabbi Yishmaël exige aussi les signes requis.
- Pour les poissons, des écailles présentes plus tard ou perdues au moment de la capture restent prises en compte.
- La Torah formule l’interdit des poissons non cachers à la fois positivement et négativement, et la sougya analyse aussi le statut des créatures aquatiques selon leur milieu.