Résumé public du daf
Daf 67Khoulin
Le daf ouvre sur l’exégèse des versets des poissons : par kelal ou-ferat ou-kelal, puis par ribbouï-miout-ribbouï, la Guemara distingue les eaux courantes des eaux stagnantes. Les poissons sans snapir vekaskeset des tranchées et canaux sont rapprochés des mers et rivières, tandis que ceux des fosses, fossés et grottes sont exclus de l’interdit; les récipients sont discutés à part, avec une mahloket sur la source « explicite » ou « implicite ». Le daf passe ensuite à la bière filtrée la nuit et au statut d’une bestiole sortie de son milieu. Sur 67b, Shmouel parle d’un concombre infesté alors qu’il est encore attaché au sol, mais la preuve proposée est rejetée. Suivent plusieurs teiku sur des vers sortis du fruit, puis la discussion des kukeyanei, des vers du poisson et des catégories de sheratzim, jusqu’au Léviathan décrit comme poisson casher.
Les points à retenir
- Deux lectures herméneutiques différentes des versets sur les poissons aboutissent ici à la même distinction pratique du texte : eaux courantes d’un côté, eaux stagnantes de l’autre.
- L’expression « Ceux-là vous pourrez manger de tout ce qui est dans les eaux » sert à écarter l’idée que seuls les récipients seraient exclus, et à mieux cerner le statut des fosses, fossés et grottes.
- La mise en garde sur la bière filtrée dépend d’un cas précis : une bestiole peut tomber dans la coupe depuis le filtre, alors qu’un passage normal sur la paroi du récipient n’est pas traité comme une véritable « sortie ».
- Le daf examine l’origine des vers : fruit attaché ou détaché, sortie partielle ou complète, organes internes d’un animal, poisson; plusieurs cas restent en suspens.