Résumé public du daf
Daf 69Khoulin
Le daf précise d’abord le principe de la michna : ce qui appartient au corps même de l’animal et a été sectionné avant la sheḥita reste interdit, tandis que le fœtus, qui n’est pas considéré comme un simple membre de la mère, est permis par la sheḥita de celle-ci. La Guemara étend cela au fœtus aux sabots non fendus, puis explore plusieurs doutes : quelle est la “limite” d’un fœtus de qorban, l’effet d’une sortie du membre entre les deux simanim, et la transmission éventuelle d’un interdit à la descendance. Ce dernier fil mène finalement à une autre question, non résolue : le lait d’un tel animal. Le daf revient ensuite au verset qui autorise le fœtus, discute la preuve tirée de “behema bivhema”, puis ouvre une nouvelle michna sur le bekhor : quand la sainteté commence-t-elle si le petit sort partiellement, est vendu à un non-Juif, ou naît en partie par césarienne ?
Les points à retenir
- La sheḥita de la mère permet le fœtus qui est encore dans le ventre, même si ce fœtus a des sabots non fendus ; en revanche, un membre du fœtus sorti hors de sa limite devient interdit.
- Pour un membre sorti entre la coupe du premier et du second siman, Rava soutient que les deux coupes s’associent au moins pour lui retirer le statut de neveila, même si ce membre n’est pas permis à la consommation.
- La dérivation scripturaire distingue le fœtus des morceaux manquants du corps de la mère : le fœtus est inclus par le verset, alors que rate et reins sectionnés avant la sheḥita ne le sont pas.
- Dans la michna sur le bekhor, l’émergence de la majorité fait basculer le statut : avant cela, le fœtus n’est pas encore consacré ; après cela, il l’est, ce qui structure aussi la mahloket entre Rav Houna et Rabba.