Résumé public du daf
Daf 80Khoulin
Le daf poursuit l’analyse du koy à partir de la dispute entre les Ḥakhamim et Rabbi Eliezer sur le mot « seh » : suffit-il d’avoir une composante ovine/caprine, ou faut-il une filiation entièrement domestique ? Rav Pappa relit ainsi les cas de kisouy hadam, des mattenot kehou na et de l’interdit de oto ve-et beno selon différents croisements entre cerf/biche et chèvre/bouc. La guemara élargit ensuite la question : le koy est-il un hybride, une espèce autonome, ou un bélier sauvage ? Puis elle discute des chèvres de forêt et de leur statut pour l’autel, à partir de la liste biblique des espèces permises. Enfin, Rabbi Oshaya affirme que la michna ne suit pas Rabbi Shimon, car celui-ci tient que la sheḥita she-eina re’ouya n’a pas le statut halakhique de sheḥita ; cela éclaire plusieurs cas de qodashim abattus dedans ou dehors.
Les points à retenir
- Selon Rav Pappa, les cas de koy de la michna s’expliquent en distinguant soigneusement la lignée paternelle et maternelle, ainsi que la portée exacte du terme « seh ».
- Pour les Ḥakhamim, une composante domestique peut suffire dans certains domaines ; pour Rabbi Eliezer, l’animal doit relever entièrement d’une lignée domestique.
- Le statut même du koy fait l’objet d’avis divergents : hybride chèvre-biche, espèce autonome non tranchée, bélier sauvage, voire espèce domestique selon Rabban Shimon ben Gamliel.
- Sur 80b, la guemara montre que la michna n’est pas conforme à Rabbi Shimon, car plusieurs de ses cas supposent qu’une sheḥita impropre reste malgré tout une sheḥita pour l’interdit de oto ve-et beno.