Résumé public du daf
Daf 81Khoulin
Le daf s’ouvre sur le statut d’un animal avant le huitième jour : l’interdiction d’en faire une offrande est lue comme un lav haba mikhlal ‘asseh, tiré de « du huitième jour et au-delà ». La Guemara distingue alors entre la consécration possible dès la nuit suivant le septième jour et l’acceptation sur l’autel seulement à partir du huitième. Elle revient ensuite à Rabbi Shimon : pour oto ve-et beno appliqué aux qodashim, l’interdit existe, mais les malkot ne s’appliquent pas, car au moment de la seconde sheḥita l’avertissement est une hatra’at safek tant que le sang n’a pas été aspergé. Le daf examine aussi les cas d’olah, de shelamim et le principe « akhilat mizbeaḥ shema akhila ». La michna oppose enfin Rabbi Shimon et les Ḥakhamim sur les sheḥitot impropres, puis la Guemara traite de l’effet d’un avertissement partiel lorsqu’une faute plus grave est en jeu.
Les points à retenir
- Avant le huitième jour, l’animal n’est pas offert ; la nuit après le septième permet la consécration, mais pas encore l’acceptation sur l’autel.
- Pour Rabbi Shimon, oto ve-et beno s’applique aussi aux qodashim, mais les malkot peuvent manquer à cause d’une hatra’at safek liée à la zrikat ha-dam.
- Une ‘olah relance la discussion sur la sheḥita re’ouya : selon Rabbi Ya‘akov au nom de Rabbi Yoḥanan, « l’akhila du mizbeaḥ » compte aussi comme akhila.
- Dans la michna, Rabbi Shimon exempte lorsqu’une sheḥita ne rend pas l’animal propre à la consommation, tandis que les Ḥakhamim obligent ; tous exonèrent en l’absence de vraie sheḥita.