Résumé public du daf
Daf 82Khoulin
Le daf achève d’abord la discussion sur la sheḥita re'ouya chez Rabbi Shimon. La Guemara écarte, au nom de Rabbi Yoḥanan, certaines mentions sur la para aduma puis sur l’egla arufa comme ne faisant pas partie de la mishna. Autour de l’egla arufa, elle cherche surtout à préciser à quel moment commence l’issur hana'ah, notamment à partir du rapprochement de Reish Lakish entre la « prise » de l’egla arufa et celle des oiseaux du metzora. La mishna passe ensuite au cas de deux acheteurs d’une mère et de son petit : la priorité du premier n’existe qu’au tribunal. Une seconde mishna détaille plusieurs configurations de malkot pour oto ve-et beno. La Guemara déduit du pluriel tishḥatu que l’interdit vaut dans les deux sens et même quand deux personnes abattent. Enfin, elle examine la thèse de Sumakhos sur une double transgression sous une seule hatra'a.
Les points à retenir
- Selon Rabbi Yoḥanan, les phrases de la mishna sur la para aduma puis sur l’egla arufa sont retranchées pour éviter une contradiction dans la position de Rabbi Shimon.
- Le débat sur l’egla arufa tourne autour du moment où l’animal devient interdit au profit; chez Reish Lakish, la gezerah shavah « kiḥa » avec les oiseaux du metzora implique un interdit très précoce.
- Dans le cas de deux acheteurs d’une mère et de son petit, le premier n’a une priorité que dans le cadre d’un jugement; sans procès, si le second abat d’abord, il n’enfreint pas l’interdit.
- Le pluriel biblique tishḥatu enseigne que oto ve-et beno s’applique aussi bien si l’on abat la mère puis le petit que l’inverse, et même si deux personnes différentes accomplissent les deux sheḥitot.