Résumé public du daf
Daf 43Kidoushine
Le daf examine d’abord le principe central : en règle générale, ein shaliaḥ li-devar aveira, on ne mandate pas un agent pour fauter. La Guemara discute pourtant deux exceptions explicites : la me‘ila et le vol suivi de teviḥa ou mekhira, puis montre comment, à partir du verset de sheḥoutei ḥoutz et du terme hahu, on étend l’absence de délégation fautive au reste de la Torah. Elle analyse ensuite la discussion entre le premier tanna et Shammaï l’Ancien au sujet de celui qui envoie tuer, à travers l’épisode de David et Ouria, ainsi que la limite posée par Rava pour les fautes de jouissance corporelle. Le daf passe ensuite à une autre question : un shaliaḥ peut-il devenir témoin ? Après débat entre Rav et l’école de Rabbi Sheila, la conclusion de la Guemara va en ce sens. Enfin, 43b applique cela au divorce, à l’argent, puis ouvre une discussion sur la jeune fille et la réception du guet ou des qiddoushin.
Les points à retenir
- La Guemara oppose deux données : certains versets admettent une responsabilité par agent pour une faute, mais le principe général retenu est qu’on n’est responsable que de son propre acte fautif.
- Le mot hahu dans le passage de sheḥoutei ḥoutz sert soit à exclure l’agent, soit, selon l’autre lecture, à exclure divers cas comme la contrainte, l’erreur ou l’action à deux.
- À propos d’un meurtre commandité, Shammaï l’Ancien lit l’affaire David-Ouria comme une mise en cause du commanditaire, tandis qu’une autre lecture limite cette responsabilité, voire l’exclut à cause du statut rebelle d’Ouria.
- Dans la seconde moitié du daf, la Guemara discute si un agent peut aussi servir de témoin, étend la question aux qiddoushin, au guet et à l’argent, puis traite du rôle respectif du père et de la נערה pour recevoir un guet ou des qiddoushin.