Résumé public du daf
Daf 51Kidoushine
Le daf commence par éprouver le principe de Rabba : ce qui ne peut pas se faire successivement ne peut pas non plus se faire simultanément. La Guemara objecte depuis le ma‘asser trop abondant, le ma‘asser behema et les quatre-vingts pains d’un korban todah, puis distingue chaque cas : parfois la prise d’effet peut être partielle, parfois une erreur permet malgré tout une qédoucha, parfois tout dépend de l’intention du propriétaire. Le débat revient ensuite à la michna de kiddushin de proches parentes et à la grande mahloket entre Abaye et Rava sur les kiddushin she-einan mesurin le-bi’ah. Rava les invalide à partir du verset reliant prise et bi’ah, tandis qu’Abaye les maintient. Plusieurs mishnayot sont alors relues pour tester Rava, souvent en les limitant à des cas où l’identité avait d’abord été claire puis s’est brouillée.
Les points à retenir
- Dans le ma‘asser prélevé en double, Rabba explique que la dîme peut prendre effet partiellement : c’est comme si la moitié de chaque grain du lot désigné devenait ma‘asser.
- Le ma‘asser behema ne réfute pas Rabba, car en cas d’erreur la qédoucha peut s’étendre à plusieurs bêtes ; il existe donc une forme de succession possible.
- Pour les quatre-vingts pains du todah, le désaccord entre Ḥizkiyya et Rabbi Yoḥanan porte, selon Rabbi Yehoshoua ben Levi, sur l’intention implicite du propriétaire, non sur le principe abstrait de simultanéité.
- Sur les kiddushin she-einan mesurin le-bi’ah, Abaye et Rava s’opposent frontalement ; plusieurs preuves contre Rava sont repoussées en requalifiant les cas comme des identifications d’abord précises puis devenues incertaines.