Résumé public du daf
Daf 66Kidoushine
Le daf poursuit l’étude de la crédibilité d’un ed eḥad lorsque l’intéressé se tait. Après les cas du ḥelev, des aliments devenus impurs et du bœuf rendu impropre au qorban, la Guemara explique pourquoi chacun est nécessaire : le silence pourrait s’expliquer par une perte jugée mineure, et pourtant il peut valoir aveu. Sur cette base, Abaye et Rava discutent du mari à qui l’on rapporte l’adultère de sa femme : pour Abaye, un témoin unique peut être cru s’il n’est pas contredit ; pour Rava, en matière d’arayot, deux témoins sont requis. Les preuves invoquées passent par les récits de l’aveugle auprès de Mar Shmuel et du roi Yannai. Le second amoud analyse la baraita du mikvé déficient et du kohen ba’al moum, puis cherche des versets sur la validité rétroactive du service sacerdotal. La michna finale expose les grands principes du yiḥous.
Les points à retenir
- Le silence face à un témoin unique peut être traité comme une forme d’aveu, mais la Guemara montre qu’il faut distinguer soigneusement selon la nature de la perte subie.
- Abaye et Rava s’opposent sur les arayot : Abaye lit plusieurs récits comme indices en faveur d’un ed eḥad non contredit, tandis que Rava maintient l’exigence de deux témoins.
- La comparaison entre mikvé déficient, kohen ba’al moum et ben gerousha/ben ḥaloutza tourne autour de deux critères : qui porte le défaut, et si la vérification dépend d’un individu ou de deux témoins.
- La michna conclut par une typologie du yiḥous : cas où le qiddoushin prend effet sans faute, avec faute, sans qiddoushin mais avec possibilité d’épouser d’autres, et enfin cas de servante ou de non-Juive où l’enfant suit la mère.